Ashley - 8 Le Sud D'Est En Ouest.
Summer maccompagne dans la pièce qui sert de vestiaire. Je mets mes vêtements de Notasulga, jean et tee-shirt un peu défraîchis. Je lui dis :
Jai des beaux vêtements, mais...
Tu veux les ménager ? Pas de problèmes.
Je remplis un sac avec le peu que j'ai... Le plus important étant les photos et les dessins de Bobby, je lui dis :
Je dois passer un coup de téléphone à un ami pour le prévenir de mon départ.
Ça na pas lair de la déranger. Jappelle Bobby pour lui expliquer ce qui se passe :
Un producteur memmène à Hollywood ! Dès que j'ai la possibilité, je te dis où je suis et tu me rejoins.
Oh, oui, je viendrai. Noublie pas.
Promis, sinon je ne taurais pas appelé. Tu seras mon photographe. Bon, je dois y aller, bisous.
On retourne dans la salle VIP. Monsieur et Madame, ou plutôt Enzo et Ruby, puisquils ne sont plus mes patrons, sont là, avec Sam. Celui-ci leur dit :
Je ne veux pas vous léser, que voulez-vous en échange ?
Enzo répond :
Si cétait possible, on voudrait avoir le secteur ouest.
Daccord, il est à vous.
Ils sont ravis. Jai été échangée contre le secteur ouest ! Cest un peu spécial, non ? Ils membrassent et me disent :
Bonne chance, tu deviendras une star.
Quest-ce quils sont gentils, tout à coup. On passe dans le club, jembrasse Alan, qui ma remplacée par la rousse, et puis les filles. Tout le monde me souhaite bonne chance.
On sort pour monter dans une voiture. Cest le garde du corps qui conduit, Sam se met devant et nous, les filles, on va à larrière. Après avoir collé Alan, je colle Summer. Cest quand même stressant de partir avec des inconnus, la nuit. Son contact me rassure, tellement elle a lair sûre delle.
On commence à voir de plus en plus dindications pour lAéroport International Hartsfield-Jackson. Je leur demande :
On va prendre lavion ?
Les deux filles me regardent comme si javais dit une grosse connerie.
On est à 3500 km de LA. Nous allons traverser tout le sud des USA. Tu as déjà pris lavion ?
Non, jamais.
Et, je ne le dis pas, mais oui, jai la trouille. Le garde du corps nous dépose devant lentrée, puis il va rendre la voiture. À son retour, on va vers la police ou les douaniers, je ne sais pas. Sam me dit :
Jaurais dû penser à te demander si tu avais un passeport. Sinon, un permis de conduire, ça va aussi.
Je sors de mon sac ma "social security card", oubliée un jour dans la poche dun jean mis en machine. Je lui tends. Il la prend entre deux doigts dun air dégoûté, en disant :
Cest tout ce que tu as ?
Oui...
Gros soupir. Il y a du monde en pleine nuit, dans cet immense aéroport. Je suis devant Summer. Le policier regarde ma carte dun air aussi dégoûté que Sam. Summer, qui est derrière moi, lui dit :
Cest ma cousine et elle est un peu demeurée, Monsieur. Elle a lavé un jean en machine en oubliant sa carte dedans.
Il me regarde et je prends un air stupide. Si, si, jy arrive. Il me dit :
Cest bon, mais il faut demander une nouvelle carte durgence.
Oui Msieur, merci Msieur.
Il vérifie aussi ma carte dembarquement et on se retrouve devant les portiques de détection. On doit mettre les bagages à main sur un tapis roulant et tout ce qui est métallique sur un plateau. Summer passe, puis moi, juste après. Et là... je sonne.
Un policier me demande :
Vous avez du métal sur vous ? Des bijoux intimes ?
Après lavoir regardé, un peu ahurie, pour de vrai cette fois-ci, je lui réponds :
Des bijoux intimes ??
Des anneaux ou des piercings ?
Non, Monsieur.
Pussycat me dit :
Ce sont tes vêtements qui sonnent, enlève-les.
Ah ? Bon ! Jôte mon tee-shirt et mon jean et je passe toute nue dans le portique. Je ne sonne plus, chouette ! Jai fait ça tellement vite que les policiers n'ont pas réagi... Peut-être parce que ça les amuse.
Un homme siffle, un autre applaudit, tandis qu'une mémère grommelle quelque chose sur "l'impudeur des jeunes"... Avec un grand sourire, un policier me dit :
Levez les bras pour quon soit sûrs.
Cest clair, ils samusent. Ils vérifient mes vêtements, mais il ny a rien de spécial. Un des policiers me dit :
On a passé un bon moment, grâce vous... Vous pouvez y aller, mais, rhabillez-vous d'abord.
Jenfile mes vêtements. Sam me regarde, amusé, lui aussi. Il me dit :
On ne passe pas inaperçu avec toi !
Tant mieux. Je demande à Summer :
Il ny a plus de contrôle ?
Non, on est dans la zone des free-shops.
Sam lui tend une carte de crédit en disant :
Je voudrais que tu habilles la petite dune façon convenable et après, vous nous rejoignez au bar des premières
Rhabiller la petite, je napprécie pas tellement. Par contre, des vêtements neufs, cest chouette. Summer maide à choisir, je lui dis :
Jaimerais bien mhabiller en blanc
On choisit une robe blanche assez décolletée et une petite veste dans les roses. Oui, cest assez voyant ! Je vais dans une cabine dessayage assez étroite, je me rends compte que mes fesses dépassent du rideau mal fermé.
Après être sortie de la cabine, je dis à Summer :
Vous savez, javais des vêtements plus habillés...
Si Monsieur Sam te les offre, autant en profiter.
Je tourne sur moi même en faisant voler ma jupe et je lui demande :
Comment vous me trouvez ?
Belle et inconvenante ! Tu ne mets jamais de culotte ?
Ben, non.
Elle machète encore des chaussures blanches et puis une brosse à dents, des produits de beauté et jajoute du Chanel n° 5. On achète aussi un sac pour nos achats. Mes autres vêtements et mes photos sont déjà dans sa valise. Cet aéroport est immense. Il paraît que cest le plus important des USA pour le trafic.
On rejoint les autres au bar des premières classes.
Sam parle un peu dune affaire qui le préoccupe. Jattends quil y ait un blanc pour demander :
Je peux vous poser une question, Monsieur Sam ?
Vas-y.
Là où jhabitais, près dAtlanta, il y avait une esclave, je nen avais jamais vu. On ma dit que la vente nétait autorisée que depuis quelques jours. Vous en possédez, vous ?
Ils me regardent à nouveau tous comme si... je venais de la lune ou de Notasulga. Sam répond :
Oui, bien sûr, on a quatre esclaves. Cest ma société qui gère la vente.
Sérieux ?
Oui... Tu es vraiment mignonne, toi.
Ça veut dire "conne", je sais. Je réponds, un peu vexée :
Je navais jamais quitté Notasulga.
Évidemment... Alors je texplique, mon groupe a aidé le Président à être élu et grâce à ça, il nous a accordé différents monopoles, dont les esclaves...
Je suis gênée de poser la question suivante, mais tant pis, elle me brûle les lèvres :
Est-ce que vous... les fouettez ?
Moi, non, mais il y a une gouvernante qui est très sévère avec eux et ma fille aime aussi les fouetter. Chez mon frère, il y en a plusieurs et Pussycat en a une ou deux.
Elle répond :
Deux et j'aime bien les fouetter. Quand je suis nerveuse, ça me calme.
Oh putain ! Cette petite conversation me va droit entre les cuisses. Sam me dit :
Tu pourras visiter l'endroit où on les vend. Ça s'appelle "Slave Paradise". Summer t'y amènera.
Oh oui, merci !
Tu vas avoir Johnny Hinde comme agent, cest le meilleur dHollywood et je lui ai fourni une collection desclaves.
Le meilleur agent qui va me représenter et visiter l'endroit où on vend les esclaves, jadore... Je verrai sans doute des esclaves fouettées. Entendons-nous, je serai juste avec mes esclaves. Sévère, mais juste. Summer me demande :
Tu penses à tes succès ou à tes futures esclaves ?
Je rougis en répondant :
Un peu des deux.
On monte dans lavion, en première classe. Cest vraiment luxueux : les fauteuils sont grands et confortables, on reçoit des boissons, même du champagne... On peut manger aussi, je choisis un morceau de tarte aux pommes avec une boule de glace. Bon... tout nest pas parfait, le décollage me fout la trouille et à un moment, il y a eu quelques trous dair. Heureusement, je suis à côté de Summer qui somnole.
Après avoir fait des milliers de kilomètres en un peu plus de 4 h, on atterrit à LA vers 7 h du matin. Latterrissage est stressant aussi. Quand on descend de l'avion, je suis heureuse de me retrouver sur un vrai sol. Lavion, même en première classe, ce nest décidément pas ma tasse de thé. Les formalités à larrivée sont beaucoup plus rapides. On ne doit pas passer par un portique où je peux me déshabiller, dommage... Pour moi, tout est nouveau et immense. Heureusement, les regards admiratifs des hommes me rassurent. Pendant que le garde du corps récupère les bagages, Sam nous annonce :
On va prendre un petit déjeuner.
Cool, je nai mangé quun morceau de tarte. On va sinstaller dans la cafeteria, je peux enfin commander des eggs and bacon. Ils sont même accompagnés de potatoes. Les autres se contentent de beignets, de fruits et de yaourts...
A suivre.
Si vous aimez mes histoires, mettez-moi des étoiles, vous me ferez plaisir.
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